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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 08:49

 

TEMPS-SUGGESTION



C'est le temps/suggestion

Contre le vol des oiseaux

les Prophéties invisibles à la mémoire



Création Destruction



Les adverses averses de la nuit

ravissent la poussière du sens

sur les objets irréels d'un défi



Sur le seuil

Obscurité et Lumière



Une araignée troublée

consacre une toile de larmes aux expérimentateurs

L’affect primitif dérange une hypothèse



Portes tremblent une révérence pamphlétaire

rapsode responsable



Voiles de demande

subtilisent

bimbelots /ballons


Une dimension langoureuse de maladie

sépare et préserve l’Inconsolable

La terreur du berceau

et la tendresse curieuse de la tombe

filtrent des mystères de son harmonie


Un fragment d’attente

Une blessure de fil barbelé exigée par le innocents

Un instant de soin exclusif du rêve

Celles-ci , les figures dominantes de la possession

subjuguée aux lois du Temps

Le souffle alentit et vivifie la brume de la fable

Le sentier dans la forêt prend corps

Sylphides et elfes, êtres à l’affût,

de ce qu'arrive sur le fond du miroir d'eaux...

Les nymphées,

les mères naturelles de l’extase

plient les corolles

pour en scruter leur contraire

Toujours... condition démente d'amour

Le discours puise encore de la fiction

la plus lyrique comme émotion

la plus insaisissable comme sens

entre toutes les possibles possessions et corruptions

 

Le solitaire reste en attente, dévoilé et saigné,

de la Vision Première,

compagne de son atténuée envie de mort

L’ exceptionnalité n'est pas propre du naître,

la contemplation première, non plus aveuglante

mais génératrice de nouvelles sœurs plus parfaites ,

rien d’autre qu’élans d'obscurité d’une de ses filles ,

imparfaite ténèbre



...Et puis le temps des limbes ... l’attente spasmodique...

la pensée... immobile... hiéroglyphiques indéchiffrables...

points décolorés ...virgules vibrantes

Nuages de rêve ....

cauchemars diurnes couverts par un léger voile d'amour

Cantilène de bacchanales


Le passage dans le filet

ouvert par les enfants dans le pré

encore il peut blesser

Les Roues continuent de parcourir une route ... infinie ...

Le regard

image délirante de l'esprit

reconnaît les charmeuses oasis étincelantes

qu'une fois déjà ils l'ont séduit et enchaîné

dans la nuit millénaire de ses Histoires

Les anciennes n'arrêteront pas son chemin

mais de Nouvelles se lèvent déjà

pour en rendre empêché et hésitant le pas



Les Vestales du dieu (du) charme

amies hostiles des émanations de Fée Morgane

assument aux yeux du voyageur solitaire

les aspects des amoureuses Nornes

et de la Lamia terrifiante.



Le Temps esclave de la couleur

Une pensée qui s'est arrêtée



Un cri idéal et silencieux l'amène à Eurydice

Douces fantasmagories du naufrage

hallucinations désertiques

La flamme de la lanterne flambe

elle se plie à bien autre magie que celle de la légende...

La sarabande se répète

la "psichestesia" sournoise

 

assume le masque du Dense Oubli

Passionnées musiques/ bazaar impériaux

regards oublieux et oubliés

hypnotisent le basilic mythique



L'air dolent se consume et renaît

comme lame mince et tranchante..où...

pâles et fatiguées …

reposent … gouttes de feu

Invisibles et silencieuses elles glissent

dans l'abîme embrasé

à la recherche du froid éclat

Rares rubis

Sœurs Écarlates Immobiles


Un chœur d'enfants dans la cour d'une école

Voix fraîche et éloignée:

"cinq-cents cavaliers ...

la tête ensanglantée...

l'épée dégainée... devine...."

Délire pré agonisant

Peu brandiront la Clé aux seuils du Royaume

entre Stupeur et Terreur

L'énigme de la cantilène sera-t-il dévoilé...


Le ProphètePèlerin

retrouvera

la rue du Retour...



...Si nous devions nous perdre.......



Sur le lac il pleut poussière d'ancien du grenier

Le monde est en train d'être ravi par le rêve

La symphonie du silence tisse pour lui

transpercé du ciel et de l'enfer

les ailes du dieu

Un souffle dont la tiédeur révèle le sang

bruit artisan

fracas fabricateur


Dans le passage ouvert dans le filet

l'apparition métallique et profonde....

Sur les épaules , cicatrices

graffiti récents et lointains

les yeux fébricitants , avides encore...

Un petit corps...

le gardien de ce refuge enchanté

Les paupières se font lourdes

ciment armé les remplace

le regard est muré vivant

Le vent caresse ces murs humains

il entame avec la pureté ce monde de ténèbres

il donne fraîcheur aux yeux brûlés

par les larmes de chaux

C'EST' le cauchemar du rêve

des pièces étroites

des couloirs infinis

des tortures médiévales

Qui vit dans le rythme-souffle

du soldat délaissé

dans le fort inconnu et labyrinthique


Dans l'agonie

de l' aventure finie du voyage américain

 

de la contemplation infinie de l'Orient

Niobides immortels contre toute vengeance divine

plus visionnaires et éternels que les modernes ADN/RNA




...Grenier ….toujours magique ….d'une façon désordonnée ...

les arcs de pierre

les coffrets imaginés

les damas dorés comme scarabées

jaunis d'or... de temps...

aigles empaillées... …

ailes déployées

les marches poussiéreuses

de la petite porte interdite


Sur la fenêtre d'ardoise de la lucarne irréelle

une dame minuscule poudrée par le temps

L'ombre des longs cils permet un instant de vie

aux yeux-endormis-dominés

Le son-sourire , vomis diffus de l'âme,

tache de vieux le vêtement de velours de France

Sur les murs zones humides de sang

dernier stade de la douleur de la matière

...L'œil de verre, judas chronométrique du temps relatif ...

Dans la pièce tout s'amasse dans un angle

L'armure de cristal perd ses bourgeons

lumière après lumière


La pensée enchaînée dans le fossé aride

laisse émerger les créatures dévastatrices

du Neutre Inconscient.

Nouveaux Esculapes elles visitent

au coucher du soleil de chaque illusion

les corps des pièces de ciel transformés en pierre

Images variables du sens ensorcelé / Pretides affolées

Les mots se traînent, sinueuses,

sous la porte fermée de la peur

Le château en chaînes il est leur prisonnier

enchanté par la force du rite

Élément Unique du puzzle universel/nouveau code

Il est celui-ci l'instant dans lequel le voyage impose

un silence réel

une distraction royale d'inspiration


Sur le bord du temp(le)s

la prochaine pose du modèle du mot

Sur le pont infesté à minuit

depuis la pierre marmoréenne en terre déconsacrée

descend sur le visiteur rêveur l'histoire irrévérencieuse

du ménestrel cruel

L'agonie de l'άνάγκη

Un éblouissement réduit en morceaux


Derrière les portes fermées

dans les damas rouges des vieux ascenseurs

une main d'acier qui se pose sur l'épaule

des yeux aux écoutes de l'orée de l'obscurité


Entre les ruines du château

il semble s'accomplir le prodige

Une montée

dans peu

absolument VERTICALE

une force de gravité quasi nulle


Se laisser glisser en position horizontale

agrippé au vent

la bouche ensanglantée par le délit premier

Continuer en sens inverse avec rigueur glaciale



Le choix s'alterne

de l'exaltation de lab/oratoire

à la recherche voûtée du pendule du temps



...Dans les salles d'écritures gaspillées...


Les ailes légères et curieuses de Tiamat

ne sont maintenant que de vieux cerf-volants poussiéreux

dans le grenier irréel


Échafaudage chancelant

blanche bavure de l'attente

trapéziste calibré.

Fils teintés/accueillis/clairsemés

de l'aspe double


Les contrôleurs craintifs de l'inexprimé

effacent irrités les nouveaux mots

comme dessin enfantin sur document officiel

Une voix hors-champ explique au public

les duperies du spectacle


Tour et château sont en ruine

L'inventeur fou a rêvé la sphère de lumière

animée aux sanglots du frétillement de l'eau douce

Une course dans les boulevards de sucre

labyrinthes gourmands d'un gâteau gigantesque

un héritage du totem astucieux et prévoyant

Une trace perdue/un trou noir non explosé/

la mémoire écrasée d'un rêve de Noël

Avec le ruban de la mort sur le collet blanc


Sur les bastilles bastillées

le fantôme du midi

offre aux sens une fantaisie infernale

L'après-midi , lent, entre en pointe de pieds

une étoile dans la main

il Souffle sur tous la douceur anxieuse

du temps en chemin

Dehors

les palaces de brouillard

se préparent

noctambules flâneurs

aux nouvelles aventures de fatigue

aux seuils du sommeil des autres

La scène est absente

L'hallucination s'accorde une pause

Une séquence simple

Une exigence de la forme seulement



Effluves tumultes

projettent images intouchables

qui précédent le temps


La fille

la tête couverte

et le miroir entre les mains

protège la boîte à dés

Nouvelle déesse

propose aux pèlerins

les tables de la prédiction


«en sifflotant tout peut durer à l'infini … vous les passants, aveugles et distraits... allez-y, choisissez votre petit bâton coloré ...encore tout vous pouvez … les dénouements y sons tous … sur ces gaie buches ... aussi le délire … sur le lilas le plus allumé … Mais... attendez... quand vous aurez entre les mains votre destin noueux vous ne pourrez plus le troquer avec des masques et des voiles complaisants ...Vous voulez essayer ...Vous 

pourriez vous noyer … Je ne permettrai pas que vous bluffiez...»


Trop d'audacieux pour ces bâtonnets colorés

Les doigts humides et flasques laissent les traces

de la perquisition insolente

Joueurs de rang

satisfaits désœuvrés légaux du sens

Spectateurs Points d'exclamation Stupéfaits


Les constructions répétitives et forcées de la stimulation

exhibent les racines des Devinettes Premières

et avec le jeu du mot correspondant à l'image

bloquent les intuitions les plus heureuses

des ignares volontaires du plagiat


l'ACCENTEUR dans un BATTEMENT CULBUTE sur le DAGUERRÉOTYPE

EXTÉNUÉ par le FETICHEUR GOBEUR ...

un HOCHET INDECHIFFRABLE devient la JEREMIADE KAFKIENNE du LIBECCIO sur les MARIONNETTES NYCTOLOPES à la recherche d'une OBJECTION... au rythme d'une flute de PAN elles racontent des QUASI RABACHERIES en mettant SENS dessus dessous les TOUPIES UTOPISTES mythomanes VENUS du WALHALLA XENOPHILE aux YEUX ZENONIQUES...


La première leçon agonise

avec le grincement de craie sur le tableau noir

Des histoires autonomes inondent

l'apparence de la vie collective et forcée

L'investigation scientifique du génie morphinomane

reconstruit

la pérégrine et automatique écriture du dégoût

à travers les scarabées de couleur sur la Toile


Dans le grand marché des Lettres le voleur de crayons

se perd dans une tentative triste de rapine au temps

Le soir

le chandail renversé

contre les sortilèges de la nuit

Dans l'angle invisible au monde

le sentier fatigant et confus des précautions

qui glacent la peur

Bouts d'essai d'existence maladroits

sous les arcs provisoires du réel

détendent le superflu dans son ébauche parfaite




Les doigts de l'écrivant/fantoche habilement manœuvrées

...encre sang maudit tache réseau mur infranchissable esprit usurpé...


...comme dans un tribunal futuriste on discute ...démocratiquement...

sur le sort du scribe restaurateur du temps mythique...

...ils Discutent...si...l'impiété de l'occultation...

...aurait été délit..moins grave...

de celui-ci.... autant inénarrable..... audacieusement osé


Un prisonnier qu'explore son cachot et qu'apprend à l'aimer

pour pouvoir loin s'en voler


"Il accoutume le sommeil à voler

L'enfant rêve d'une statue

horrible au cil d'une rue

que...

le vol tente avec les mains"



Les scènes primaires

L'écriture

L'esprit de la nuit

pour les suggestions du jour



 

L'autre moitié fête une nouvelle arrivée

...marionnettes.... bruits....

libres du mime.... ils le confient aux ténèbres maîtresses

Délateurs de l'obscurité

soumis aux secrets dévoilés

en échange d'une place

dans l'aube......

...dont une fraude prévisible

empêchera l'atte(i)nte


Le Vide


la dimension des appartenances

élémentaires et évidentes

le siège illimité et non occupé par des corps

la distance disponible aux entractes musicaux

l'augmentation proportionnée à un but

la rencontre

un rigide oiseau empaillé



Alchimie

Du Temps

et De l'Histoire


Sur la paume d'une ombre

une étoile encore éteinte

repousse la prière peinée

d'expansion d'un jour


Et c'est encore une paume

qui défend la flamme tremblotante

dans la lanterne de cuivre

au chevet de l'immortalité



Cosmos allongé

illustrations sur le parcours des suggestions


Dans l'ère du suspect


Argente baptismal

éparpillé sur le bord


Vers l'Orient


Sauvetage imparfait de main masquée

décomposé par la hardiesse


Que du grotesque

depuis l'asphalte de l'Asphodèle


Rhéteur acharné

de Chronique Réalité


Un château de sablier



L'écriture:


"La caravane des comédiens s'éloigne...

Les images musicales sont éteintes

les cobayes de laboratoire ont disparu


Pendant longtemps le suspect a été oublié


La panique est la placide unité de mesure de ces endroits


Sur le sillon de poussière du chariot...


Le secret est le sous-sol ambigu de ces endroits..."

Sur l'enduit effrité de l'alphabet

Sans réseaux et sans miracles

Ombre Ride Attente

Vieille monnaie de sagesse hors cours

Dans la pomme ensorcelée du changement

ont>

Sur les verres de la réception de «la Première»

Le gardien des trésors cachés

De la forêt de pierre au sceau d'un cristal


Au-delà de cette heure la peur est oubliée


Couleurs troublent symptômes amoureux de sacré

Un délire rapide du silence

ouvre litanies et tendresses

Horreur habité /avenir enchanté

Noces de mots en attente

lumières de blancs paniques

rares légèretés affaissées


Tour affolée


Les gardiens de la nuit soudent les nouvelles matinales de la peur

Dans le courage l'air

Accueillir les gentillesses incertaines de l'anxiété

en rédactions recopiées

Les curiosités veillent sur les gourmandises involontaires de l'attention

Des fenêtres entrouvertes depuis

un temps ir-responsable

En dessous du bruit

la courbe savante du sommeil

caresse les frontières flexibles envahies par la douceur



Retour aux écritures de fatigue

précédentes le tourment amoureux


Repos opposé et rencontre dépassée

L'offre de la langue

complice dévorée par un substitut acrobate

montre un enchantement soldé


Une alliance enflammée

éclaire le sursaut exigu


Détails indignés congèlent la mémoire uniforme

Et les cultes marginaux poussent

vers les enchantements royaux de l'électricité

Joie au centre du jeu

Entreprendre le petit inconnu sur les allusions divines

Courages inexpliqués, rapaces ,

jaillissent sur des mystères indicibles

Répétitions en broderie s'exercent sur preuves de sourire

sur la minute arquée... frontières innocentes...

l'irrésistible Alarme

Fermer une appartenance ... suavité … ou rapidité inqualifiable...

Encore un échange... vide des règles des marchands

Rendu à aux lois de la légèreté

Dans le vent bruits sans signes sur le visage

Dans les endroits traces à laisser

Endroit sans visage...




Salerno, 1978





 

 

 

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Published by ERG - dans POESIE
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