Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00

 

POEME inter/média

 

Comme la première fois

Vivre en aimant les étoiles

Glisser sur la trace du soleil

A la porte du ciel

Temps-Péril

Dans la fôret

Cieux brisés

Suivre le vent

Rencontrer la pluie

Impulsion d'extrême

Mines d'ailes

Au fond de flammes bruyantes

 

installation sur papier miroir (2x100x120), Paris 1999

(photo/scrittura)

( Publ. Livre d'art "Cyber-Ethno-Dada dans les éditions
"PulcinoElefante" éditées par Vanni Scheiwiller
"All'insegna del Pesce D'Oro" )


versione italiana

Partager cet article
Repost0
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:00

 

 

Eva Rachele Grassi POEME/INSTALLATION (elaborazione digitale/papier transparent en suspension, A4)
"Forum sur la désobéissance" Paris,9 déc.2001

Partager cet article
Repost0
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:00

TRITTICO

 Dietro il muro di Planck / Deus Absconditus

 

Quando l'eccezione era la regola

 

Rapt de nescience / Otages en enstase


Eva Rachele Grassi  POEME inter/média sur papier transparent,
    3/A4, Paris  2000

 

Partager cet article
Repost0
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:00

GUETTER

IL NON COSTRUITO

L''ANTERIORE AGLI ESSERI

 

attraverso

pensieri condizionati

che cercano

l'Incondizionato

 

Possibilités

enroulées

sur elles mêmes

imperceptibles

prises au piège

d'une bulle...

 

L'urgence d'un rêve violent

...les uvres...

surtout celles qui

S'effacent...

les grands invisibles

attirants

Attirés

...verso la "singolarità"...la déconstruction du langage...

...mourir en détail...pou re-vivre en détail...

 

...nel sogno...

il messaggio lanciato dal cielo

con l'Angelo

il messaggio dell'Angelo

L'Angelo

..pieno e denso

di un certo dubbio

dolcemente angoscioso

Anche...

questo ritorno al Cielo

del messaggio

in un certo modo

Dimenticato

... nel sogno...

Dans un temps

d'impréparation divine

d'interruption de la parole incessante

EN ATTENTE

Silence d'ailleurs

toujours au dehors

dans les fragments

de la voix nue

d'une harpe éolienne

Force gracieuse

patience étonnante

en intermittences continues

d'un don immérité

Instants-prières

le non-vu

Perdu

chefs d'oeuvre de pierre

où ne surnagent que les ombres

On a oublié

on ne sait quel silence

...à propos de pièges...

Mystère incréé

limpide énigme

accablante légèreté du rocher

 

Au bord

guetteurs

à tout jamais

inépuisables rayons

Penser par accident

parole parallèle

sans appel

La bouche d'ombre

des événements

Lignes d'univers

en noeuds d'ondes

Exigence errante

feu capricieux

choix énigmatique

Antérieur aux êtres

entrer dans le courant

dans l'expiation d'un deuil antique

...rite de lumière...

Matière, constante

interprète de vide

Exil "irrrité"

Dût-on s'y perdre

et ne risquer que métamorphose

...cette Grâce...

Eaux d'âmes

l'écharpe d'Iris

s'élever à l'île blanche

l'anxiété d'une lumière


 

Paris, 1997

Partager cet article
Repost0
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:00

Sous séquestre divin

...

charmes qui abîment en cruauté...

charmes qui s'abîment dans la grâce...

Un trou noir...ou...le Paradis...

...rapt de nescience...par l'otage en enstase...

Le sortilège d'une fluctuation quantique...

observer pour modifier...

plus vite que la lumière...

le "kaon" effet spécial d'un choc

bruit ébruité...

...entrer dans le courant...

obscure et vaine plénitude

dans une dangereuse région neutre

un objet

incompréhensible et pervers

égaré en soi..............


 

Paris 1999

Partager cet article
Repost0
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:00

LE PRINCIPE D'INDETERMINATION DE HEISENBERG ou

LE PRINCIPE DU REGARD ET DE L'ECOUTE

 

"Traiter le corps

À la manière d'une âme"

La grâce d'un souvenir

Dans la grâce d'un contact interdit

À Agartha

La dimension supplémentaire

Vie-Virus

Dieux souffrants

Hommes cobayes

Bruit Blanc

Bruit Coloré

Tact et contact à distance

Dans la démesure du Tout

Courts-circuits associatifs

Combinatoire hardie...

 

 


 

 

 

 

 

(installation sono-visuelle, texte)

(à l'occasion de la performance interactive "Je est un autre" de

E. Demnievska et W. Ziemer) Métafort, Aubervilliers Paris 1999

Partager cet article
Repost0
16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 15:22
"...Réunissez-vous, prononcez
une seule et même parole,
Que vos pensées arrivent à
une seule et même connaissance..."

(Rig-Veda X. 191.1,2,3,4 )

 

ARS TOTUM REQUIRIT HOMINEM ( l'art exige l'homme tout entier )

Et, justement, pour nous, l'art/connaissance est un principe intérieur, une exigence De militantisme existentiel, un instrument de transformation, un processus d'individuation du "soi"... Pour recouvrer l'universel dans l'individuel, le terme spirituel dans la conscience physique, à travers l'abolition de l'égoïsme séparateur et de la division
effective ...
... Quand le sentiment et la pensée ne font plus qu'un ...
... Sans s'arrêter au signe, mais passer, à travers le signe à la "vraie" Réalité ...
... Tout art authentique provient de cette profonde expérience ...
... Expérience qui devrait être le droit-devoir de toute l'humanité ...
À travers la recherche d'une identité spirituelle créant une identité psychologique sans dépendre d'aucune uniformité intellectuelle ou extérieure ...
... Une voie plus large , par un renversement ou un changement libérateur dans la volonté et dans la nature humaine ... Ou par un soudain progrès évolutif, saltus , qui apporterait une autre solution plus grande à notre destinée humaine ...
Un but spirituel qui mène au-delà de l'homme simplement naturel et de son existence terrestre ... le point archimédique qui seul permet de soulever le monde sur son pivot pour transformer de fond en comble un état naturel en état de culture.
L'individu doit être l'instrument et le premier champ de la transformation , mais une transformation individuelle isolée ne suffit pas et il se peut qu'elle ne soit pas entièrement réalisable. Même lorsqu'elle est accomplie , cette transformation individuelle n'aura une signification permanente que si l'individu devient un signe qu'elle s'est établie en tant que pouvoir ouvertement opérant dans le fonctionnement terrestre de la Nature ... La Gnose... Jusqu'alors toute transformation intermédiaire ne saurait être que partielle ou incertaine...
Et donc, découvrir l'art comme mouvement de connaissance intuitive, fondement d'une nouvelle formulation de révolution de conscience ...
Et bien que l'homme n'ait pas encore réellement entendu ni compris l'enseignement des sages : "Connais toi-même', il a cependant accepté le message du penseur : "Eduque-toi". Mais la connaissance doit être "militante", si elle choisit de survivre et de se perpétuer ... Et si on admet une ignorance généralisée, au-dessous ou alentour, c'est exposer l'humanité au danger perpétuel d'une rechute dans la barbarie... C'est pour ça qu'il faut ramener la philosophie, l'art, la poésie à eux-mêmes, plus près de leurs sources naturelles ... A la recherche de leur propre vérité pour devenir les ministres de l'existence humaine . On peut arriver , soit à une norme exclusive, soit à une harmonie intégrale. Jusqu'aujourd'hui , l'éducation n'a pas libéré l'homme , il lui a seulement donné le besoin de certaines choses auxquelles il n'était pas habitué auparavant. Mais , de nouveaux principes sociaux commencent à figurer au rang des possibilités pratiques , et ils créeront peut-être un jour ce phénomène encore
inconnu : une humanité cultivée.
Parce que, en dépit de tout ce qu'on pourrait dire , quand l'individu ne possède aucune activité mentale libre et spontanée et vit grossièrement et sans penser , même avec toutes les apparences et toutes les prétentions d'une existence civilisée il vit dans une prison que l'âme humaine doit briser .
Or, l'inclination originaire de l'éducation
serait , plutôt , d'accompagner l'individu vers l'éveil ; de le soutenir dans l'évolution de sa structure psychologique ; de l'amener à un élargissement de sa conscience pour une meilleure connaissance de soi et du monde ; de le conduire au dépassement et à la réalisation de lui-même .
Il s'agit en définitive de réfléchir à une éducation prenant toutes les dimensions de l'être humain en considération : le corps - l'âme - l'esprit . *
La modernité semble nier la dimension spirituelle chez l'homme alors que l'aspect religieux, sacré, a toujours été présent dans toutes les civilisations.
La mythologie comparée a, par sa méconnaissance de cette importante phase ancestrale du progrès humain, déformé le sens des premières traditions humaines. Elle a fondé ses interprétations sur une hypothèse qui ne situe rien entre le sauvage primitif et Platon ou les Upanishads.
Et, de plus, l'approche réductionniste et matérialiste a contribué à rompre l'ancienne alliance de l'homme avec l'Univers, à l'aliéner du monde qu'il habite ... et qui l'habite ...
Mais la créativité dont la matière, grâce à la physique quantique, se trouve nouvellement créditée et libérée du carcan déterministe, nous permettrait de réexaminer , sous un jour neuf , tous les problèmes essentielles de l'humanité ... de la politique à l'économie, de la culture à l'art, de la philosophie à la
religion ...
Cependant, à notre avis c'est ça la clé de la réussite de cet notre Mouvement... Vibratoire... et Il pourra acquérir encore plus d'intensité et d'énergie lorsque ses principes deviendront une nécessité vitale ou psychologique. Tant que l'idée d'humanité ne se sera pas imposée aux sentiments de l'homme , à ses émotions, ses sympathies naturelles et ses habitudes mentales autant qu'à son intelligence, le progrès accompli s'attachera probablement à des accommodements extérieurs plus qu'aux problèmes vitaux. La grande nécessité et la grande difficulté sont de servir cette idée de l'humanité et de la changer en quelque chose de plus qu'une idée. La réaliser doit devenir une nécessité de notre être psychologique. Des circonstances extérieures, tel le besoin économique, politique, mécanique, peuvent créer une ossature, mais sont incapables de créer la réalité psychologique qui animerait l'ossature. Il faudrait ... que l'homme reconnaisse clairement dans toute sa pensée et sa vie , qu'une âme unique anime l'humanité et que chaque homme et chaque peuple en sont une incarnation et une forme ... qu'il s'élève au-dessus du principe de l'ego ancré dans la séparativité , sans pour autant détruire l'individualité, car sans elle l'homme resterait stagnant ... Qu'un principe et une organisation de vie commune donnent le champ libre aux variations individuelles , aux échanges dans la diversité ... Et enfin, des moyens suffisants pour exprimer la vie complexe et l'essor qui en résulteraient , au sein d'une forme de société humaine progressive et flexible.
Une "religion" de l'humanité peut se présenter de deux façons : comme un idéal intellectuel et sentimental, ou comme une aspiration et une règle de vie spirituelle. La religion intellectuelle de l'humanité existe déjà ... mais ce n'est que l'ombre d'un esprit qui n'est pas encore né ... Et si elle veut réaliser tout son avenir , cette religion de l'humanité doit se rendre plus explicite, plus insistante, plus catégoriquement impérieuse ... Tant qu'il n'en sera pas ainsi elle ne pourra pas prévaloir contre son ennemi principal: l'égoïsme humain, l'égoïsme de l'individu, l'égoïsme de classe et de nation.
Parce que la faiblesse de l'idée intellectuelle , même quand elle s'appuie sur un appel aux sentiment et aux émotions, est de ne pas pénétrer au centre de l'être humain. L'intellect et les sentiments sont seulement des instruments de l'être, et ils peuvent être, ou bien des instruments de la forme extérieure et inférieure, ou bien des instruments de l'homme supérieur et intérieur : des serviteurs de l'ego ou des transmetteurs de l'âme ... Par exemple, au dix-huitième siècle, l'intuition fondamentale de recréer la société à l'image des trois idées de liberté-égalité-fraternité n'a été réellement réalisée en dépit de tout le progrès accompli. La liberté n'est qu'une liberté extérieure, mécanique et irréelle; l'égalité , elle aussi n'est qu'apparente, inexistante; et la fraternité, elle n'est même pas considérée comme un principe praticable d'organisation de la vie ... Cet échec tient au fait que l'idée d'humanité , en notre âge intellectuelle, a dû masquer son véritable caractère de mouvement de l'âme et de l'esprit , et s'adresser à la mentalité vitale et physique de l'homme au lieu de faire appel à son être intérieur ...
Ces buts ne peuvent être assurés que s'ils se fondent sur un changement de la nature intérieure de l'homme et de sa manière intérieure de vivre ... Parce que tant que l'homme vit uniquement dans l'ego individuel et dans celui de la communauté , quand il réclame la liberté , il arrive à un individualisme compétitif ; quand il revendique l'égalité, il arrive d'abord au conflit pour ensuite se replier sur la construction d'une société artificielle et mécanique; de plus, lui parler de fraternité, c'est parler d'une chose contraire à sa nature...
Et pourtant la fraternité c'est la vraie clef de la triade : liberté et égalité ne peuvent s'accomplir que par la force de la fraternité humaine ... Et cette fraternité n'est pas affaire de parenté physique ni d'association vitale ni d'accord intellectuel , mais elle est fondée sur l'égale liberté de développement sur un but commun, une vie commune, une unité de pensée et de sentiment , sur la reconnaissance de l'unité spirituelle intérieure ... Vivre dans son âme, non dans son ego ...
Et ce notre mouvement , flux/ondoiement/vibration de purification/engagement/régénération est le signe qui existe une force d'un sentiment unitif commun, que l'humanité s'est éveillée au sentiment d'une unité plus vaste , et de ce fait elle est poussée à chercher une forme d'union...
Mais, en s'appuyant surtout sur la raison, elle a naturellement tendance à faire appel à la solution mécanique . Or, l'idée rationnelle finit toujours par devenir captive de son mécanisme; elle devient l'esclave de son procédé trop astreignant.
Une union libre et égale devrait remplacer les relations actuelles anormales, irritantes et fausses. De plus, ces avantages n'ont de valeur que s'ils sont une étape vers une unité plus grande où ce genre d'association étroite n'aura plus la même importance. Car le but ultime est une culture mondiale commune où chaque culture nationale, au lieu de se fondre et de se perdre dans une autre culture, différente de principe et de tempérament , se développera dans toute sa mesure et pourra alors , dans ce but , profiter de toutes les autres cultures, tout en donnant aux autres ses gains et ses influences , l'ensemble servant, par leur séparation et leur interaction , le but et l'idéal communs de la perfection humaine.
L'humanité, "une" en idée et en sentiments...
Mais la hauteur et la noblesse de cette idée sont affligées par de très grandes faiblesses ... L'abstraction et l'éloignement...
Ce sentiment d'abstraction impose à l'idée une hâte injustifiée de se faire reconnaître par la vie et de s'incarner dans une forme. Si elle pouvait avoir confiance en sa force et se contenter de grandir, d'insister et de faire pression jusqu'à ce qu'elle ait bien pénétré dans l'esprit de l'homme , elle finirait, on le conçoit, par devenir une partie réelle de la vie de l'âme, un pouvoir permanent dans la psychologie , et réussirait à remodeler toute la vie humaine à son image. Mais elle a le désir irrésistible de se faire admettre dès que possible dans une forme de vie, car , jusque-là , elle ne se sent pas forte ni tout à fait sûre d'avoir prouvé sa vérité. Elle se précipite dans l'action avant d'avoir trouvé la vraie connaissance d'elle même, et ainsi prépare sa propre déception alors même qu'elle semblait triompher et toucher au but. Car, pour s'imposer,
elle s'allie à des pouvoirs et à des mouvements qui obéissent à d'autres buts que le sien, et qui sont trop heureux d'avoir son aide pour fortifier leur propre cause et leurs revendications. Ainsi, quand enfin elle se réalise , c'est sous une forme mélangée, impure, inefficace. Telle a été l'histoire de toutes les idées l'une après l'autre, et c'est l'une des raisons , au moins, qui fait que le progrès humain a presque toujours cette allure irréelle , peu concluante et tourmentée.
Le monde matériel, notre monde, est ainsi peuplé d'ombres puissantes, spectres de choses mortes et esprits de choses pas encore nées, sans parler des éléments pleinement incarnés du présent. Les spectres des choses mortes sont des réalités très encombrantes et ils abondent à présent: spectres de religions mortes, d'arts morts, de moralités mortes, de théories politiques mortes, qui tous prétendent encore garder leur corps pourrissant ou animer partiellement le corps des choses existantes. Répétant obstinément les formules sacrées du passé, ils hypnotisent les intelligences retardataires et intimident même la fraction progressiste de l'humanité. Puis, il y a les esprits à naître et encore incapables de revêtir un corps défini, mais qui sont déjà nés dans le mental et qui existent en tant qu'influences que le mental humain perçoit et auxquelles il répond aujourd'hui d'une façon confuse et désordonnée.
Et on revient au problème de l'éducation, de la transmission de la connaissance...
"... à quoi pense-t-on dans le monde? À devenir riche, à s'acquérir une réputation, à se faire roi, sans penser qu'est ce que signifie d'être homme , d'être roi ..."(Pascal)
si nous désirons cheminer vers une évolution de la conscience humaine, l'éducation ne doit plus reposer sur une accumulation du savoir, sur la scientificité rationnelle et séparatrice et sur la compétitivité, mais s'établir sur le plein accomplissement de l'être humain, ce qui suppose la réhabilitation de la dimension spirituelle...:ce qui pousse l'individu à accéder à la plus haute réalisation de lui-même, mais dans un travail collectif pour parvenir à la réalisation d'une transformation du monde. Une telle éducation présume également que l'enseignant ait lui-même cheminé vers l'évolution de sa conscience pour qu'il puisse devenir un médiateur entre le savoir et la connaissance dans le but de transmettre, non seulement ce qu'il a appris, mais aussi ce dont il a fait l'expérience, c'est-à-dire ce qu'il est.
"Le chercheur, par les questions qu'il se pose, est bien conscient d'altérer certains dogmes scientifiques établis. En ce sens il transgresse l'institué et affronte certains tabous comme les questions de la spiritualité qui ne sont pratiquement jamais abordées à l'université. Avec la question de la spiritualité c'est toute la définition des sciences de l'éducation qui se pose : doivent-elles nier certains aspects de l'être humain alors qu'elles prônent la multiréférentialité ou doivent-elles s'ouvrir à tous les aspects de la vie et à tout ce qui peut conduire à l'épanouissement de l'être ? Avec le questionnement sur le spirituel, la multiréférentialité est même dépassée car elle nous conduit vers la transdiciplinarité (Basarab Nicolescu), au transpersonnel (Marc-Alain Descamps), au transversal, (René Barbier) et à tout ce qui transcende l'homme. Le petit Robert définit l'éducation comme la mise en oeuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d'un être humain. Si la dimension spirituelle constitue un des moyens de formation et de développement de la personne pourquoi le nier ? Pourquoi ne pas s'interroger sur la place d'un tel champ disciplinaire au sein de l'éducation ? Il ne s'agit pas ici de rejeter le savoir et la science mais de trouver l'équilibre entre le savoir et la connaissance, entre l'objectivité et la subjectivité, entre le rationnel et l'irrationnel, entre l'imaginaire et le réel ."(Joelle MACREZ, L'autorisation noétique)
Pour tout ça on croit que chaque acte, humain, politique, social, esthétique , éthique, philosophique devrait converger, justement à cette récupération de la Connaissance intégrale, par identité ... La "réalisation du soi" , le sens secret ou évident d'une évolution individuelle et sociale.
Le développement du libre individu est la condition première d'une société parfaite, une unité dans une libre diversité.
Largeur de connaissance, souplesse mentale, pureté de tempérament ... vers la loi de la liberté et de l'harmonie...
Au lieu de la loi de la discorde , de l'enrégimentation et de la contrainte ou celle de l'accommodement et de la lutte.
Le devoir de notre époque , où la connaissance grandit et se répand "en temps réel", où les aptitudes se généralisent , où les hommes et les nations se rapprochent et se réunissent partiellement , où ils sont "contraints de se connaître les uns les autres" et poussés à se connaître plus profondément eux mêmes et à connaître l'humanité, et où l'idée d'une réalisation de soi pour les hommes et les nations commence à émerger consciemment à la surface ( ce qui devrait être le labeur naturel de l'homme et son espoir conscient en cet âge), est de se connaître elle-même vraiment. De trouver la loi idéale de son être et de son développement , et, si elle n'est pas encore capable de la suivre idéalement de par les difficultés de sa nature égoïste, du moins devrait-elle la garder sous les yeux et trouver graduellement le moyen de la faire devenir de plus en plus le principe formateur de son existence individuelle et sociale.
Mais, celle-ci, est la plus difficile des leçons et la plus douloureuse des entreprises ... Apprendre par ce qu'il a été, mais aussi connaître ce qu'il peut devenir , et grandir jusque-là ... telle est la tâche assignée à l'être ... spirituel.
Une action complète en harmonie avec une nouvelle loi de l'être est toujours difficile pour la nature humaine , car la substance de l'Inconscience recèle une loi protectrice de Nécessité aveugle et impérative qui limite le jeu des possibilités lorsqu'elles émergent de l'Inconscience ou pénètrent en elle et les empêche d'établir leur libre action et leurs libres résultats ou de réaliser l'intensité de leur propre absolu. Tout ce qui leur est permis, c'est un jeu mélangé, relatif, restreint et réduit. Une transformation de la nature humaine ne peut s'opérer que lorsque la substance de l'être est tellement imprégnée du principe spirituel que tous ses mouvements sont un dynamisme spontané et un processus harmonisé de l'esprit. Une Nécessité spirituelle lumineuse plus grande, avec son impératif souverain, peut seule écarter l'ananké aveugle de l'Inconscience ou entièrement la pénétrer, la transformer en elle-même et ainsi la remplacer...

 

 


 

*"Le plus grave défaut vient d'une perpétuelle obsession de la formule rituélique qui conduit à forcer, dans toutes les anciennes écritures, sans cesse, leur sens pour l'adapter au monde étroit de la conception générale. Ainsi on se prive de nombre d'indications suggestives et importantes pour fixer le sens extérieur des écritures ; problème aussi intéressant que celui de leur sens caché. Le résultat auquel on aboutit consiste à donner de leurs pensées, de leur culture et de leurs aspirations, une conception si étroite, si pauvre qu'elle rendrait, si on l'admettait, tout à fait incompréhensible la vénération dont elles furent toujours l'objet. Seule l'aveugle foi d'une tradition ayant un erreur pour point de départ pourrait expliquer sa réputation d'autorité divine et sacrée... (et c'est ainsi, hélas, pour toutes les religions...) C'est l'asservissement arbitraire et définitif du texte sacré au sens le plus bas qu'on put lui donner qui constitue le résultat le plus déplorable... Contre l'inouïe richesse des anciennes langues et de leurs 'racines multisignificatives'... " (Sri Aurobindo, La vie Divine)

 

"...Quoi qu'il en soit, une chose est certaine: la situation philosophique - et religieuse - n'est plus bouchée comme il y a quelques décennies. Tout devient possible, et la vision assez noire, selon laquelle nous ne serions que le résultat éphémère et sans signification de chocs et de combinaisons de 'petites billes' errant dans l'espace, n'est plus la vision scientifique. Le déterminisme n'est au mieux qu'une approximation statistique, et les constituants ultimes de l'univers peuvent rester liés entre eux en ignorant les distances qui le séparent à nos yeux: tels sont les enseignements de la physique quantique, confirmés par les récentes expériences. Cependant , ces données fondamentales restent ignorées de la plupart de nos contemporains, y compris de nombre de scientifiques non physiciens. La philosophie de base de notre civilisation reste le matérialisme mécaniste: les idées simples (voire simplistes) ont une force redoutable, et leurs échecs n'impressionnent que les spécialistes. Il a fallu des décennies pour que l'hypothèse de Galilée sur la rotation de la Terre soit acceptée, et des siècles pour que sa condamnation par l'Eglise soit annulée. Combien de temps faudra-t-il pour ébranler les croyances actuelles?..." (Ortoli-Pharabod/ Le cantique des quantiques/ Ed. La Découverte)

"Les objets que nous connaissons, les êtres vivants, ne sont pas des assemblages de micro-objets, mais des combinaisons d'entités élémentaires qui, elles, ne sont pas des objets...peut-on encore parler d'objets à propos d'une entité qui passe d'une existence potentielle non localisée à une existence concrète localisée, et inversement...? Le fait que des atomes et même des ensemble d'atomes manifestent ces propriétés déconcertantes est fortement lié aux paradoxes les plus étonnants de la physique quantique , celui du chat de Schrödinger et celui de l'ami de Wigner. Ces deux paradoxes sont ce que l'on appelle des "expériences de pensée"... et ils ne concernent rien moins que le problème de l'existence de l'esprit et/ou de la matière ..." (ibidem)


 SFM/SocialForumEuropéen /Paris, 13/14/15 novembre 2003 /London, octobre 2004


version italienne

 

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:00

 

" CANTICO"

 

Eva Rachele Grassi   Installation: ( elaborazione digitale/ pupitre, papier transparent A4)

Galerie Communale de Créteil,Paris 2001

 

Partager cet article
Repost0
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 14:41




Eva Rachele Grassi  Installation éphémère, Lido di Ostia, Roma 1983
(photo polaroid)
Partager cet article
Repost0
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 18:50
..."Lux Magnifica"...
Luxe Magnifique
Lieux Du Magnifique...


Miracles, "magiques instants collectifs"...
nos désirs seront nos destinées...
n'avoir aucune idée sur quoi devenir...
au point de se dédier à l'idéal le plus haut...
y dédier une vie...
et en même temps se sentir coupables vers le réel...
De toute façon se souvenir toujours d'écouter... et jamais oublier...
en se posant souvent des questions...
sans réponse...
par amour du vertige.
En regrettant aussi le "reste",
mais sans aucun désir...
Alors, quel destin?...
Dans une éternité de demande interminable, des humains,
inadaptés à l'humanité,
en crise d'abstinence,
où un "sentir" ambigu ne suffit pas...
Une fantaisie absolue,
libre de modèles,
même les plus abstraits...
un "ART" qui essaie
d'augmenter dans le quotidien
cette soif de sensibilité écorchée...
où, ça sera le Paradis,
où on restera à jamais en enfer...
Se laisser couler profondément
dans toutes les choses,
et n'en être aucune...
sans matrice...
Tellement vigoureuse
la tentation de parvenir
au Seuil de l'Invisible,
que chaque image qui pourrait
également de beaucoup
se rapprocher de l'objectif,
est considérée comme superflue,
inefficace,
comparée à la vision,
soit aussi imparfaite
de son propre idéal...
Cependant,
cette manière doit aussi être re-présentée, même si
décharnée et pétrifiée...
Des arrières-pensées
au stade de l'investigation...
suppositions scientifiques de l'esprit,
qui s'autorise à l'Impossible,
dans l'angoisse ambitieuse d'un rêve oublié...
Le droit à l'errance,
sur une frontière empruntée,
feu noir sur fer blanc...
S'entourer de poésie... et... combien de solitude... comme couper les ailes d'un Ange,
dans un rêve
brusquement interrompu par la douleur...
le non-vu des instants perdus...
Blessés et séduits
par la convoitise
d'une sublimité d'anxiété suprême...
pour se faire accepter
sans être banalisés...
pour innocenter les regards...
...Et si la Création
a eu lieu par un acte de parole,
re-découvrir une langue de la con-fusion,
une langue de la grâce... édénique...
Et en plus se rappeler que la naissance d'images a été une première forme d'écriture...
Il n'est pas mauvais, non plus, de nous souvenir qu'images et alphabets sont deux branches de la même famille...
vibrations... grandes scintillations...
pour préparer et se préparer à un monde,
où la pensée la plus haute
ne soit plus une ambition impossible
et trop cruellement exigeante,
contraire à la vie,
et hors des prises humaines...
... et pourtant ce n'est pas encore le SECRET...
... rien que le premier pas... vers l'Antérieur.


Paris 1998
Partager cet article
Repost0